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Ventes privées

Tout savoir sur les ventes privées

Des produits à prix cassés pour une clientèle triée sur le volet : le procédé fait recette. Les ventes privées en ligne se démocratisent.

Et tout le monde y gagne.

Les achats par Internet – on parle de « e-commerce » – connaissent un développement spectaculaire en France. Selon la FEVAD, Fédération de l’e-commerce et de la vente à distance, 72 % des Français achètent en ligne et le chiffre d’affaires du secteur aurait avoisiné les 30 milliards d’euros en 2010. Une partie de ces achats est effectuée lors de ventes privées, très prisées – entre autres – dans le secteur de l’habillement. Aujourd’hui démocratisées sur la Toile, les ventes privées étaient à l’origine de réels événements mondains organisés dans des entrepôts ou des lieux de réception comme certains grands hôtels. Elles permettaient aux marques, surtout des enseignes haut de gamme, d’écouler à prix réduits des fins de stocks. Ces opérations ont ensuite gagné certains commerces de proximité ou enseignes alimentaires – ventes privées de chaussures, de vin, d’alimentation de luxe.

Tri (s)électif…

Le principe : proposer à une clientèle sélectionnée, sur invitation ou par un système de parrainage, des prix préférentiels sur des articles habituellement chers ou rares, pendant une période courte (généralement deux à sept jours). Un système très avantageux pour tout le monde. Les marques renforcent leur image et liquident leurs invendus, les sites de vente privée n’enregistrent pas de pertes car ils ne commandent les produits qu’après réservation par les acheteurs, et les consommateurs font de bonnes affaires, les rabais pouvant atteindre 80, voire 90 %. Avec de surcroît le sentiment d’appartenir à un club de privilégiés. Le numéro un français de la vente privée sur Internet, www.vente-privée.com, a ainsi enregistré un chiffre d’affaires de 810 millions d’euros en 2010. Un marché prometteur qui bénéficie d’un flou juridique. En l’absence de la mention « soldes » hors des périodes légales, ou d’un emploi abusif du terme de « liquidation », les sites de vente privée peuvent prospérer en toute légalité.

Sources : Journal du Net, FEVAD

Uni-Editions – Etienne Burkel - 9 février 2011

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