Pour obtenir une bourse d’études sur critères sociaux auprès du ministère de l’Enseignement supérieur, il faut avoir moins de 28 ans au 1er octobre de l’année universitaire, suivre une formation habilitée à recevoir des boursiers et surtout respecter le calendrier. En effet, vous devez constituer un dossier social étudiant entre le 15 janvier et le 30 avril chaque année.
Le montant est calculé en fonction de trois critères : les revenus du foyer fiscal (inférieurs à environ 32.000 euros annuels), le nombre d’enfants à charge fiscale de la famille et l’éloignement du lieu d’études. A noter, c’est l’année n-2 qui est prise en compte, donc l’année 2008 pour la rentrée de 2010. Ainsi, selon votre situation familiale, soit vous ne pouvez pas prétendre à une bourse, soit vous correspondez à l’un des sept échelons du barème. A l’échelon 0, vous êtes exonéré des droits d’inscription. A l’échelon 6, vous pouvez toucher plus de 4.000 euros pour l’année.
Vous pouvez percevoir une bourse même si vous touchez un salaire. Mais les personnes inscrites à Pôle Emploi comme demandeurs d’emploi ou bénéficiaires d’aides à l’insertion ou à la formation professionnelle sont exclues du dispositif d’aide. Attention, votre assiduité aux cours sera vérifiée si vous travaillez et l’échec scolaire peut vous faire perdre votre bourse si vous redoublez un trop grand nombre de fois. De plus, une aide au mérite de 200 euros mensuels peut venir en complément pour les meilleurs bacheliers ou licenciés.
Les aides complémentaires
En dehors de la fameuse bourse, il existe de multiples possibilités d’accompagnement. Tout d’abord l’Aide personnalisée au logement (APL) et l’Allocation logement à caractère social (ALS) à demander auprès de votre caisse d’allocations familiales. La première concerne tous ceux qui sont locataires ou colocataires à titre principal d’un logement faisant l’objet d’une convention entre son propriétaire et l’Etat. Son montant est évalué en fonction des ressources, de la taille de la famille, du lieu de résidence, du montant du loyer. La deuxième s’adresse à ceux qui ont des revenus modestes et ne vivent pas dans leur famille, quels que soient leur âge et leur situation professionnelle.
Par ailleurs, les collectivités locales ont souvent un système d’aides pour les étudiants. Les formes et les critères varient fortement selon les cas, renseignez vous directement auprès d’elles. L’Etat a également mis en place un fonds de garantie pour les prêts étudiants en partenariat avec plusieurs banques. Vous pourrez emprunter jusqu’à 15 000 euros sans condition de ressources et sans le cautionnement de vos proches. Si vous partez à l’étranger, vous pouvez sûrement accéder à la bourse communautaire Erasmus ou aux aides à la mobilité internationale pour les boursiers. Enfin, sachez que les grandes écoles, parfois coûteuses, ont des programmes d’aides et de bourses pour les étudiants méritants mais financièrement limités.
Pour plus d’infos :
- Centre National des Œuvres Universitaires et Scolaires : www.cnous.fr
- ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche : www.enseignementsup-recherch...
- Allocations familiales : www.caf.fr
© Uni éditions – Août 2010





