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Etudiants : le coût de la vie augmente

Un rapport de l’UNEF (Union nationale des étudiants de France) pointe du doigt l’augmentation du coût de la vie étudiante dans une enquête parue début septembre.

La rentrée universitaire approche, et les étudiants vont devoir prévoir un budget très serré de leurs dépenses. Un rapport de l’UNEF (Union nationale des étudiants de France) pointe du doigt l’augmentation du coût de la vie étudiante dans une enquête parue début septembre. Selon le syndicat étudiant, ces augmentations du coût de la vie porteraient un grave préjudice à l’égalité des chances et à la justice sociale.

Un alourdissement des dépenses obligatoires

Frais d’inscription, ticket de restauration universitaire, sécurité sociale étudiante : comme chaque année, les dépenses obligatoires qui concernent les étudiants sont en augmentation. Alors que le gouvernement soutient que cette hausse est moins importante que les années précédentes et qu’elle suit l’inflation que connaissent les autres ménages, l’UNEF ne voit pas les choses de la même manière. « Si l’on prend en compte les cinq dernières années, les frais obligatoires ont augmenté de 33%, c’est-à-dire deux fois plus vite que l’inflation », argumente Emmanuel Zemmour, le président du premier syndicat étudiant. « Cela devient de plus en plus difficile pour les étudiants d’origine modeste d’accéder à l’université. La preuve : leur proportion a baissé de 9% en 5 ans », ajoute-t-il. Pourtant, pour pallier les difficultés financières de ces étudiants, le gouvernement a décidé très récemment d’ajouter un dixième mois de bourse à ceux qui bénéficient d’une aide du CROUS (Centre régional des œuvres universitaires et scolaires). Pour les plus démunis, cette allocation peut atteindre 460 € par mois.

Le logement : principal poste budgétaire

Pour les étudiants ne vivant plus chez leurs parents, les dépenses de logement représentent plus de 50% de leur budget. Selon le site l’Etudiant, Paris reste la ville la plus chère de France. Avec Nice, Aix-en-Provence et Lyon, elle propose les loyers les plus élevés (en moyenne 648 € /mois pour un studio d’environ 20 m2 dans la capitale par exemple). Des villes comme Poitiers, Nantes, Strasbourg, Toulouse ou Rouen sont plus accessibles (390 €/mois pour la même surface). Quant aux logements sociaux attribués par le CROUS, ils ne concerneraient que 7% des étudiants, les autres étant dans l’obligation de se loger dans le privé. « Il faudrait revaloriser les aides aux logement pour les étudiants, les exempter de taxe d’habitation, construire davantage de logements sociaux et réglementer la hausse des loyers sur le marché privé », prône le président de l’UNEF, afin que le logement étudiant ne soit plus une barrière financière à l’entrée à l’université. Dans cette optique, afin de faciliter l’accès au logement privé de tous les étudiants, le gouvernement va initier, dès fin septembre, le “passeport logement étudiant”. Son objectif est de prendre en charge le dépôt de garantie et la caution solidaire à la place des parents. Un dispositif qui, selon l’UNEF, ne résout pas la pénurie de logements sociaux à destination des étudiants.

Le salariat étudiant

Plus de 70% des étudiants se voient dans l’obligation d’avoir un petit job en parallèle de leurs études, selon le rapport de l’UNEF. « Ce sont des activités qui se font au détriment des études, explique Emmanuel Zemmour, le salariat étudiant étant la première cause d’échec à l’université ». Horaires décalés ou non compatibles avec les heures de classe et rattrapage des cours manqués constituent le quotidien de ces étudiants qui jonglent entre job et études. Un vrai parcours du combattant, dont le risque est de mener les plus fragiles à la déscolarisation. Pour plus d’infos : http://www.enseignementsup-recherch... www.unef.fr

© Marion Sevenier – Uni-éditions – septembre 2011

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