Quelques pistes originales
Pour les tout jeunes diplômés, dont l’expérience n’est parfois pas suffisamment significative, faire preuve d’originalité dans une démarche très classique peut aider à se démarquer. Vidéo, audio, pages internet animées, CV Facebook, CV chantés, ou tout simplement graphisme original, la Toile regorge d’exemples de CV audacieux, à l’image de ce jeune diplômé en marketing qui profite de la période des soldes pour solder son CV sur Internet, affichant des promotions telles que un contact pris = un entretien offert ».
Ne pas abuser de l’originalité
Mais attention, « il y a des milieux propices à l’originalité », précise Marie-Hélène Agard, directrice chez Page Personnel, une agence spécialisée dans le recrutement. « Les secteurs artistiques, la communication, la publicité, le graphisme ou encore l’événementiel pourront être séduits par un CV à la forme originale, précise-t-elle, ce qui n’est pas le cas du secteur bancaire et financier, où la réputation, l’image et la discrétion sont des qualités fondamentales. » Gardez donc bien à l’esprit que l’envoi en masse d’un CV original n’est pas forcément une bonne idée. Au contraire, il doit toujours être en totale adéquation avec le poste demandé, quitte à sacrifier un peu d’originalité.
Toujours privilégier le fond
Entre originalité bien placée et fantaisie, il faut bien sûr savoir faire la différence. « Un jour, j’ai reçu le CV d’un comptable, avec un palmier en image de fond. Ça m’a fait sourire, mais je n’ai jamais rappelé ce monsieur, raconte Marie-Hélène Agard. Ce CV a attiré mon attention, puisque je m’en souviens, mais de manière négative, car ce n’était pas du tout approprié. » Il ne suffit donc pas de se faire remarquer pour que les recruteurs vous rappellent. D’autant plus que, peu importe le contenant, ce sera toujours le contenu du CV qui fera la différence.
Ne pas « survendre » ses compétences
Pour les jeunes diplômés donc, la clef d’un CV réussi, ce sera avant tout la mise en valeur des compétences, des stages, et des diverses expériences professionnelles, associatives, linguistiques. « L’un des défauts les plus rebutants chez un candidat est le manque d’honnêteté. Certains mentent sur leurs capacités linguistiques ou essaient de combler les trous de leur CV. Mais on finit toujours par s’en rendre compte en entretien d’embauche », confie Marie-Hélène Agard. L’entretien, si votre CV a convaincu, est le dernier pas vers l’embauche. Ici, c’est aussi votre personnalité qui séduira ou non le recruteur. Mais ça, c’est une autre histoire.
© Marion Sevenier – Uni-éditions – août 2011




