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Travailler dans les métiers du jeu vidéo

Dans les coulisses du métier des jeux vidéos

Le secteur du jeu vidéo se porte bien. Il constituera un marché de plus de 60 000 millions d’euros en 2013. Les consoles de jeux résistent, mais ce sont les jeux sur PC et sur smartphones qui progressent le plus. Nous avons rencontré les deux jeunes fondateurs de la société Flagtory, qui développent le jeu Flagfriend. Alors pour créer un jeu, comment fait-on ?

Olivier D. Gatelmand, président de Flagtory : « Flagfriend est une application mobile qui transforme la ville en plateau de jeu et la particularité de ce jeu c’est qu’il est conçu sous forme d’une compétition hebdomadaire dont le principe est de capturer des lieux autour de vous et de répondre à des quiz qui sont déposés par d’autres joueurs et à la fin de la semaine, vous allez pouvoir gagner des cadeaux offerts par des partenaires ou par nous-même. J’ai eu une idée en école de design, mais je n’avais pas toutes les compétences nécessaires pour développer ce projet tout seul et il a fallu partir à la recherche des compétences complémentaires pour développer le projet. On a l’avantage d’être une petite startup, on travaille vraiment en groupe, en équipe, et les scénarios sont souvent définis ensemble. »

Raphaël Agneau de Selve, responsable technique : « Il va y avoir toute une phase de conception, où on va élaborer exactement tous les concepts du jeu, la direction graphique. On retrouve beaucoup de passionnés dans les jeux vidéo et pour les métiers, on va voir que très vite, on les assimile et on sait qui s’occupe de quoi. » La création d’un jeu est un travail d’équipe, où différentes compétences doivent s’unir et se compléter.

Raphaël Agneau de Selve : « On travaille avec des corps de métiers très différents. Les principaux qu’on va retrouver, ce sont des développeurs, des graphistes, mais également des community managers. Mon métier, c’est celui de responsable technique et en même temps développeur. Donc je m’occupe de superviser toute la réalisation du projet et aussi de développer certains aspects du jeu. »

Olivier D. Gatelmand : « L’objectif du designer, c’est de pousser le développeur à se dépasser en fait, et le développeur est là pour essayer de calmer le jeu et d’expliquer ce qui est possible. »

Raphaël Agneau de Selve : « Les Français dans le jeu vidéo son souvent très créatifs, mais forcément, ils voient en général moins grand, donc dans le jeu indépendant, dans les sartup, on va voir des choses très créatives qui souvent vont plaire à l’étranger et on se fait couramment débaucher à l’étranger. On ne choisit pas le jeu vidéo pour gagner énormément d’argent. À part quelques rares cas, le jeu vidéo, c’est avant tout de la passion. C’est du plaisir, il faut avoir envie de jouer, il faut avoir envie tout simplement d’utiliser ce qu’on fait. Les points négatifs du jeu vidéo, c’est effectivement le salaire et la charge de travail. »

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