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Formation en entreprise

Une loi pour relancer l’apprentissage

Près de 80% des étudiants sortant d’une formation en alternance ont un accès à l’emploi directement après leurs études du fait des contacts noués avec les entreprises ou tout simplement de l’expérience mise en valeur sur leur CV. Face à un chômage des 16-25 ans qui plafonne toujours autour de 25%, les mesures pour favoriser les formations en alternance ou en apprentissage se multiplient. En juin 2011, une nouvelle loi a été adoptée.

Explications de ce qui attend alternants et apprentis à la rentrée 2011.

1. L’apprentissage dès 14 ans

Objet de nombreuses polémiques, l’un des amendements de la loi voudrait donner la possibilité aux adolescents de 14 ans de signer leur premier contrat d’apprentissage. Dès la fin de la classe de 3e, ces élèves pourraient donc se tourner vers une formation en alternance dans un CFA, à condition qu’ils fêtent leur 15e anniversaire avant la fin de l’année civile, et qu’ils aient terminé leur classe de 3e. Si, selon Nadine Morano, c’est « une mesure pragmatique », qui existe déjà depuis une circulaire datant de 1997, ses opposants y voient simplement l’institutionnalisation de la fin de l’obligation scolaire jusqu’à 16 ans, qui existe depuis 1959.

2. Faciliter la vie des étudiants

Une carte d’étudiant des métiers : c’est la mesure phare de cette nouvelle loi de développement de l’alternance. Ainsi, les élèves en contrat d’apprentissage, quelque soit leur niveau d’études (BEP, CAP, master…) pourront accéder aux mêmes avantages que les autres étudiants : réductions culturelles de toutes sortes, ou encore accès aux restaurants universitaires, dont le prix du repas est fixé aux alentours de trois euros. Un outil de simplification de démarches administratives devrait également être mis en place à partir du portail de l’alternance déjà existant, notamment pour « faciliter la prise de contact entre alternant et employeur mais aussi développer les démarches de saisies en ligne, en particulier pour la paie ». L’objectif est à la fois de rendre plus aisées les démarches des alternants et de leur permettre de bénéficier des mêmes avantages que les autres étudiants.

3. Inciter les entreprises à embaucher des alternants

En mars dernier, Nicolas Sarkozy affirmait vouloir « porter de 600.000 à 800.000 en trois ans le nombre de jeunes formés par l’apprentissage et le contrat de professionnalisation ». Pour cela, il faut convaincre les étudiants, mais aussi et surtout les entreprises. Avec la loi de développement de l’alternance du mois de juin dernier, les entreprises de plus de 250 salariés sont dans l’obligation d’embaucher 4% de leurs effectifs en contrat de professionnalisation ou d’apprentissage. Pour les plus petites entreprises, rien ne change : elles bénéficient toujours d’aides à l’embauche pour chaque nouvel alternant.

Le manque de flexibilité est souvent une barrière à l’embauche d’apprentis dans les entreprises. Dorénavant, l’alternance est ouverte aux groupements d’employeurs, au travail temporaire et aux employeurs saisonniers. Deux employeurs peuvent donc se « partager » un apprenti, sur la même période de formation.

Pour en savoir plus : http://www.contrats-alternance.gouv.fr

© Marion Sevenier – Uni-éditions – juillet 2011

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