CA Mozaïc - Les jeunes et le Crédit Agricole

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Les diplômés des grandes écoles épargnés par le chômage ?

Des chiffres encourageants pour les nouveaux diplômés

Alors que les jeunes diplômés peinent souvent à trouver un premier emploi, l’enquête menée par la commission Aval* de la Conférence des grandes écoles (CGE) est plutôt optimiste. Selon ce sondage, les élèves sortant des grandes écoles françaises seraient pour la plupart épargnés par les interminables périodes de chômage et de recherches d’emploi que connaissent la majorité des jeunes diplômés français.

Des chiffres encourageants

Si l’on en croit le rapport de la Conférence des grandes écoles (CGE), les jeunes diplômés de ces filières ne seraient presque pas soumis à la dure loi du chômage qui succède habituellement la sortie d’études. Et encore moins pour la promotion 2010, avec une amélioration du taux d’emploi de 8%. Près de 80% d’entre eux ont même trouvé du travail moins de deux mois après avoir fini leur cursus. Grâce aux réseaux d’anciens élèves souvent performants, aux chasseurs de tête, aux relations nouées pendant leur stage, et au prestige de leur diplôme, bon nombre de ces anciens étudiants avaient d’ailleurs trouvé un emploi avant même leur sortie de l’école. Un véritable luxe dans un contexte où le chômage des jeunes frôle les 25 %. Selon Robert Ramanantsoa, le président de la commission Aval, la progression de l’insertion des jeunes diplômés concernés montre « une réelle embellie après deux ans de dégradation des principaux indices analysés faisant suite à une des plus graves crises financières connues à ce jour par nos économies contemporaines ». Si les salaires sont globalement à la hausse, ce n’est pourtant pas le critère le plus important dans le bien être professionnel de ces jeunes diplômés. Selon l’enquête, l’essentiel pour eux est d’avoir de bonnes relations avec leurs collègues, de l’autonomie et de bonnes conditions de travail. Enfin, malgré une période de recherche d’emploi plus courte que leurs semblables en provenance de l’université, ils ne sortent pas indemnes de la mutation du marché du travail : alors que 85 % des jeunes diplômés des grandes écoles étaient en CDI en 2002, ils ne sont plus que 76 % aujourd’hui.

Hommes/femmes : toujours des inégalités

Ces chiffres globalement prometteurs sont tout de même à nuancer. Les femmes, même à la sortie d’une grande école, ne sont pas aussi bien loties que leurs homologues masculins, « malgré une réelle préoccupation dans nos institutions pour sensibiliser nos partenaires en faveur de la parité », explique le président de la commission Aval. Ainsi, les jeunes femmes sortant des grandes écoles, même si elles sont moins touchées par le chômage que les universitaires, décrochent moins souvent des CDI à la sortie de leurs études, perçoivent des salaires plus bas que les garçons, et ont beaucoup plus de difficultés à obtenir un statut cadre, surtout chez les ingénieures. Pour ces jeunes lauréats qui semblent être épargnés par la situation socio-économique qui touche l’ensemble de leur génération, il faut espérer que les mentalités dans les entreprises évoluent vers davantage d’égalité hommes/femmes.

La commission Aval relève du conseil d’administration de l’École. Elle analyse les attentes des futurs employeurs des élèves – entreprises, administrations, recherche publique –, et en informe le conseil d’administration. Elle émet des avis et propositions concernant les cycles de formations (cursus X, masters, école doctorale), l’insertion professionnelle des étudiants, la préparation à la vie en entreprise, etc.

© Marion Sevenier – Uni-éditions – septembre 2011

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