Vous êtes près de 70 % à occuper un emploi en parallèle de vos études : baby-sitting, vente ou encore restauration, en job d’été ou toute l’année. Malheureusement, le salariat étudiant est aussi la première cause d’échec à l’université. Souvent, les nouveaux étudiants se laissent tromper par les emplois du temps légers et une toute nouvelle méthodologie, qui privilégie l’autonomie dans les révisions. Ils ne mesurent pas la masse de travail personnel que demande l’université. C’est pourquoi, avant d’accepter n’importe quel job, mieux vaut envisager des solutions alternatives pour que le travail qui vous permet de financer vos études ne devienne pas celui qui les gâchera. Voici trois exemples différents d’étudiants qui travaillent en parallèle de leurs études, trois situations différentes, autant de façons de concilier rythme scolaire et job étudiant.
Alexandre, 22 ans, étudiant en école de commerce à Lille, trouve des jobs en relation avec ses compétences : Le job : « Je m’y connais très bien en informatique. En parallèle de mes études, j’effectue donc des missions courtes, la plupart du temps pour des petites entreprises. Elles consistent, le plus souvent, à réparer des sites Internet qui ne marchent plus, ou à en assurer la maintenance. En résumé, c’est du dépannage. » La rémunération : « Les mois où j’ai le plus de temps pour faire ces petites missions, je gagne environ 1 500 € par mois. » Avantages et inconvénients : « C’est très bien payé, ce qui me permet de rembourser le prêt étudiant que j’ai contracté pour payer mon école, et de payer mes factures. C’est aussi très flexible. C’est moi qui décide si je veux ou si je peux travailler : ça me laisse donc tout le temps pour me concentrer sur mes études ! »
Maïté, 22 ans, étudiante en psychologie à la faculté de Nanterre, a sacrifié une année d’études pour pouvoir travailler à mi-temps : Le(s) jobs : « Assistante d’éducation dans un collège. Le travail consiste à surveiller les élèves lorsqu’ils sont au sein de l’établissement. Il y a aussi un côté administratif, avec la gestion des absences et des retards. J’ai aussi été hôtesse d’accueil le week-end, et baby-sitter » La rémunération : « Environ 700 € par mois, pour un mi-temps de 20 heures par semaine. Mais c’est aussi payé pendant les vacances scolaires et les deux mois d’été. Pour le reste, c’est payé au smic. Un peu plus pour le baby-sitting. » Avantages et inconvénients : « J’ai obtenu ma première année de master en deux ans. La première année, j’ai suivi les cours et j’ai passé les examens, et la deuxième année, j’étais en stage, et j’ai écrit un mémoire. Ceux qui ne travaillent pas en parallèle le font en un an, mais avec un job à mi-temps, c’est impossible ! L’avantage, c’est que je suis libre tous les week-ends et pendant les vacances scolaire : ça me laisse le temps de réviser… »
Sébastien, 25 ans, aujourd’hui en thèse de chimie à Grenoble, a su concilier études et petit job tout au long de l’année : Le(s) job(s) : « Pendant l’année scolaire, lorsque j’étais en licence et en master, je travaillais le week-end comme bagagiste à l’aéroport de Grenoble. Je m’occupais du chargement et du déchargement des bagages dans les avions. L’été, je travaillais à temps complet dans une entreprise de composants électroniques. » La rémunération : « Pendant l’année scolaire, je gagnais entre 400 et 500 € par mois. L’été, environ 1 200 €, sans compter les primes ». Avantages et inconvénients : « C’est l’hiver que c’était le plus dur, à cause du froid et du vent sur les pistes d’atterrissage… C’est vrai aussi que je ne pouvais pas aller à toutes les soirées que je voulais, et que j’avais du mal à me reposer en enchaînant la fac la semaine et le travail le week-end. Mais comme je n’étais pas boursier, il fallait bien me débrouiller pour ne pas trop dépendre de mes parents. »
Que faire ? Où chercher ? Comment démarcher ? Il existe une multitude de secteurs qui recrutent des étudiants, en période estivale ou scolaire. La restauration, les services à la personne, la vente, l’événementiel, la grande distribution et les instituts de sondage sont autant de possibilités pour un étudiant à la recherche d’un emploi à temps partiel. Les services à la personne, comme le baby-sitting ou les garde d’enfants à la sortie de l’école et l’aide aux devoirs sont des jobs très courants au sein de la population étudiante. Si vous avez déjà un diplôme (une licence, par exemple), les cours particuliers sont plus rémunérateurs (entre 15 et 25 euros de l’heure) que la garde d’enfants, payée au smic. Enfin, une alternative plus originale pour amateurs d’animaux : être dog-sitter. Vous serez rémunéré pour donner à manger et/ou faire faire une promenade aux animaux de compagnie... Il existe plusieurs organismes spécialisés dans chaque service à la personne cité précédemment. C’est vers eux que vous devez vous tourner pour leur proposer vos services. Ils se chargent ensuite de vous trouver des élèves /enfants à garder / chiens et chats à nourrir. Vous pouvez aussi déposer une annonce chez les commerçants qui se trouvent près de chez vous. La restauration, la grande distribution et la vente sont aussi des domaines où les étudiants peuvent trouver des employeurs. Payés au smic et souvent plus gourmands en termes d’horaires que quelques séances de baby-sitting de temps en temps, ils offrent parfois la possibilité de travailler le week-end. Si vous choisissez ces secteurs, il faut donc bien vous organiser pour que cela ne porte pas préjudice à vos études. Pour postuler, mieux vaut se déplacer pour déposer directement une candidature spontanée aux établissements concernés. L’événementiel propose un large éventail de jobs, comme hôtesse d’accueil dans un salon, ou vendeur de bières dans un concert ou un festival. Il existe des entreprises spécialisées qui pourront vous recruter pour des missions ponctuelles, souvent le soir ou le week-end, et pour lesquelles vous serez rémunéré au smic horaire. L’avantage : la flexibilité. Les instituts de sondage ont besoin de main-d’œuvre pour mener leurs enquêtes. S’ils vous recrutent, vous arpenterez les rues ou téléphonerez pour récolter les informations demandées, qu’elles soient de l’ordre de la consommation ou des opinions politiques. Vous serez payé au smic horaire. Pour postuler, il est conseillé de s’adresser directement aux instituts, via leurs sites Internet. Enfin, si vous n’avez pas de préférence particulière pour le type d’emploi que vous occuperez, et que vous ne savez pas où chercher, de nombreux organismes, comme le Crous, les centre information jeunesse et les sites Internet spécialisés pour les étudiants regroupent des offres d’emploi qui peuvent vous intéresser. Il ne vous reste plus qu’à peaufiner votre CV !
© Marion Sevenier – Uni-éditions – octobre 2011



