Où partir ? Le choix du pays et de l’université
Comment faire son choix ? Avant de faire des plans sur la comète, renseignez-vous sur les programmes d’échange dont fait partie votre université ou votre école, en vous rendant à leur bureau des relations internationales. Vous constaterez rapidement que le plus simple est de partir en Europe, car vous pourrez ainsi bénéficier du programme Erasmus. Il permet aux étudiants de préparer leur diplôme ou d’effectuer un stage dans un pays européen, tout en bénéficiant d’un soutien administratif et financier. Dans certaines grandes écoles ou écoles de commerce, il existe aussi des partenariats avec des universités plus lointaines. Ne choisissez pas votre destination à la légère, et pensez en termes de budget et de notions linguistiques. Si vous souhaitez partir en Europe et que vos moyens sont plutôt modestes, mieux vaut partir en Espagne qu’en Suède, où la vie est plus chère qu’en France. Pareil pour les langues : n’oubliez pas que pour s’assurer du niveau de langue de leurs futurs étudiants, certaines universités en langue anglaise vous demanderont d’avoir réussi l’examen du TOEFL (Test of English as a Foreign Language). Passeports et visas : Si vous vous rendez dans l’un des vingt-cinq pays de l’espace Schengen, une carte d’identité en cours de validité est suffisante. Pour les autres pays, il faut impérativement être titulaire d’un passeport dont la durée de validité est ultérieure à la date du retour en France. Certains pays demandent en plus un visa, obtenu via leur ambassade en France. Il faut donc faire preuve d’organisation et s’y prendre à l’avance : une demande de premier passeport ou de renouvellement peut prendre jusqu’à un mois, et pour obtenir un visa, il faut compter parfois plusieurs semaines, voire plusieurs mois selon les périodes de l’année.
Comment obtenir une bourse ?
La bourse Erasmus : c’est le programme d’aide à la mobilité le plus répandu. Organisé et financé par l’Union européenne, il a bénéficié à plus de 213 000 étudiants européens en 2009/2010, ce qui en fait le programme d’échanges le plus répandu du monde. La bourse, d’un montant moyen de 200 € par mois, n’est cependant pas suffisante au financement complet d’un séjour académique, et ne peut pas être demandée lors d’un séjour hors du continent européen. Socrates, qui est également un programme d’éducation européen, inclut aussi les séjours académiques à destination des Etats-Unis et du Canada. Autres aides financières : bourses régionales, municipales, fondations, ministère des Affaires étrangères : de nombreux organismes peuvent vous aider à financer vos études hors des frontières. En premier lieu, pensez à faire une demande bourse sur critères sociaux auprès du Crous. D’un montant de 400 € par mois, dix mois par an, elle peut être d’un secours financier indispensable. Enfin, en fonction du pays dans lequel vous vous rendez, vous pouvez être éligible à certaines bourses, pour lesquelles vous serez sélectionné sur dossier. Par exemple, pour les Etats-Unis, la commission Fulbright (à partir de bac+3) peut financer votre projet de recherche ou d’études à hauteur de 20 000 dollars.
Budget et démarches bancaires
Les démarches bancaires : Il est évident qu’on ne projette pas de partir plusieurs mois à l’étranger sans en avertir sa banque. Il est donc impératif, avant le grand départ, de prendre rendez-vous avec son conseiller personnel. Plusieurs mois à l’avance, il pourra vous guider dans vos démarches et vous donner la marche à suivre à propos de vos retraits et paiements. Il pourra également vous proposer des formules pour vous simplifier la vie, économiser des frais bancaires inutiles et vous assurer contre les imprévus. La plupart des organismes bancaires disposent de filiales ou nouent des partenariats avec des banques étrangères. Dans ce cas, vos frais bancaires seront généralement moins élevés. Définir un budget précis : billet d’avion, caution d’un éventuel appartement et, bien sûr, visite et découverte de votre ville (ou pays) d’accueil constituent des frais importants qui resteront à votre charge. Si vous avez décroché une ou plusieurs bourses à la mobilité, leur versement arrive bien souvent plusieurs mois après la rentrée universitaire, parfois même après votre retour sur le sol français ! Accumulez donc quelques économies avant de partir, et trouvez, si nécessaire, un job le plus rapidement possible. Se retrouver sans le sou est une situation encore plus difficile à gérer lorsqu’on n’est pas dans son pays natal ! Si vous pensez ne pas disposer de moyens financiers suffisants pour partir, votre banque peut aussi vous aider à financer votre séjour par le biais d’un prêt. Bonne nouvelle : si vous partez dans une université étrangère partenaire de la vôtre, vous ne paierez que les frais d’inscription en France, comme chaque année. Et c’est tant mieux, puisque dans certains pays comme les Etats-Unis, ces frais sont extrêmement élevés, notamment dans les universités les plus renommées.
4. Santé : partez bien couverts ! Au sein de l’Union européenne : dès que possible, faites une demande de carte européenne d’assurance maladie. Valable pendant un an, elle vous permettra d’avoir accès aux soins dans votre pays d’accueil, selon leur propre système d’assurance maladie. Les pays qui remboursent les soins de la même manière que la France sont rares et, en cas de pépin, les frais médicaux restant à votre charge peuvent être exorbitants. Il est donc fortement conseillé, lors de périples de plusieurs mois, de souscrire un contrat d’assistance ou d’assurance. Renseignez-vous auprès de votre mutuelle ou même de leurs concurrents : ils disposent nécessairement de formules adaptées à votre situation. Dans le reste du monde : Amassez le maximum d’informations sur l’état sanitaire de votre destination : vous devrez peut-être suivre des traitements ou vous faire vacciner contre certaines maladies avant votre départ. Enfin, il est indispensable de souscrire un contrat d’assistance qui remboursera vos frais médicaux à l’étranger et assurera votre rapatriement sanitaire en cas de besoin.
5. Sur place : les meilleurs plans pour se loger Campus et résidences universitaires : si vous voulez vivre sur un campus ou au sein d’une résidence universitaire, il va falloir faire preuve d’organisation et vous y prendre suffisamment à l’avance car les places y sont souvent rares et très convoitées. Pour éviter les mauvaises surprises, renseignez-vous précisément sur ce qu’on vous propose en termes de prix et de confort. Bien souvent, les résidences universitaires étrangères n’ont rien à voir avec les résidences françaises. Parfois d’un confort plutôt spartiate, souvent synonymes de mixité, de fiesta à répétition et de rencontres en tous genres, elles peuvent vous réserver des surprises ! La colocation : Vous rêvez de vivre comme les personnages de L’Auberge espagnole ? La colocation est certainement le mode de logement le moins cher et le plus convivial pour qui veut s’installer à l’étranger le temps de quelques mois. Pour la trouver, vous pouvez faire appel aux étudiants de la promotion précédente partis dans le même pays que vous, qui pourront en plus vous donner d’autres conseils pratiques sur le pays dans lequel vous voulez partir. Il existe aussi des sites de recherche de colocation, spécialisés par pays. Enfin, si au dernier moment vous n’avez toujours rien trouvé, installez-vous dans une auberge de jeunesse, et prospectez sur place. Au gré des annonces et de vos rencontres, vous finirez toujours par trouver une solution L’avantage est que vous pourrez voir vos futurs colocataires en chair et en os et choisir ce qui vous convient le mieux. Vous êtes prêt ? Alors partez !
Plus d’infos : Sur vos démarches : http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/se... Sur votre couverture sociale : http://www.ameli.fr/assures/droits-... Sur les programmes européens d’aide à la mobilité : http://www.europe-education-formati... Sur l’expatriation en général : http://www.expatries.org/
© Marion Sevenier – Uni-éditions – novembre 2011



