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Veiller à sa réputation sur le Net

"Il faut maîtriser sa vie numérique"

Nicolas Reggiani est directeur associé de NewAgency, une agence spécialisée dans les technologies de communication digitale. Il nous donne quelques conseils pour éviter les mauvaises surprises sur le Net.

Nicolas Reggiani est directeur associé de NewAgency, une agence spécialisée dans les technologies de communication digitale. Il nous donne quelques conseils pour éviter les mauvaises surprises sur le Net.

Nicolas Reggiani : Il y a tout d’abord une chose essentielle à laquelle il faut consacrer un peu de temps au départ : comprendre comment fonctionne ce réseau. Sur Facebook par exemple, il est important de se construire d’emblée des groupes de relations différents, de les cloisonner, de façon à ne pas poster textes ou photos à tout le monde systématiquement. En fait, il faut s’organiser pour limiter la "casse" ultérieure, pour canaliser tout ce qui pourrait vous porter préjudice plus tard, c’est-à-dire essentiellement lors de la recherche d’un emploi. Car il faut le savoir : tout ce que l’on publie, textes ou images, reste à vie, et il est impossible de les enlever par la suite. Les moteurs de recherche comme Google les ont indexés une fois pour toutes. Il faut donc veiller soigneusement à ce que l’on publie. Une photo banale en apparence, prise au cours d’une soirée par exemple, sera encore visible des années après, mais surtout, elle parlera de vous à votre insu. Et elle parlera d’une façon ou d’une autre à un recruteur qui se doit de veiller, notamment par l’intermédiaire des commentaires ou des informations qui circulent sur le Net et qui concernent ses futurs employés, à la réputation de son entreprise.

En cas de mention gênante, que faire ?

Nicolas Reggiani : On peut toujours le signaler à Facebook, qui ne fera… rien. On peut aussi tenter de contacter les parents d’un enfant malveillant détenteur d’un compte, et leur demander d’en parler avec lui. Mais si les commentaires négatifs émanent d’une personne majeure, il n’y a en réalité pas grand-chose à faire... sauf à lui demander de retirer ses propos, même si tout le monde les a lus.

Faut-il être également prudent sur les réseaux sociaux professionnels tels Viadeo ou LinkedIn ?

Nicolas Reggiani : Ces réseaux sont avant tout des outils sur lesquels un étudiant, comme n’importe qui d’autre, peut se créer un profil et engranger des relations. Ici plus encore que sur Facebook, il me semble important de maîtriser sa vie numérique, c’est-à-dire de mettre régulièrement à jour son profil en l’actualisant dès que l’on fait un stage, de poster une photo "pro" et non d’étudiant mal rasé, d’envoyer des invitations et de répondre à celles qui vous sont envoyées, de regarder qui vient visiter votre page, etc. Pourquoi ? Tout simplement parce que ces réseaux sont très regardés, pour ne pas dire "travaillés" par les recruteurs.

Les risques d’une mauvaise "e-réputation" sont-ils moindres sur Twitter ?

Nicolas Reggiani : Non. Car même si l’on n’y raconte moins sa vie qu’ailleurs, Twitter permet en fait d’en savoir beaucoup sur vos centres d’intérêt, vos positions, vos éventuelles relations. En fonction des personnes ou des entreprises que vous suivez, un recruteur va se faire un a priori de votre profil, et cela peut jouer dans les deux sens, positif comme négatif. Il vaut donc mieux se créer d’une part un compte "pro" pour suivre qui vous souhaitez dans le cadre de votre vie estudiantine ou professionnelle, et d’autre part un compte "perso" entièrement dédié au "fun". Au premier compte sera associé votre nom, au second, un pseudo.

© Uni-Editions - MIG - Octobre 2013

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