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L’usurpation d’identité numérique : comment l’éviter ?

Comment se prémunir contre ce phénomène ?

Faux profils sur les réseaux sociaux ou vol d’identifiants, l’usurpation d’identité numérique peut revêtir de multiples facettes. Canular, manipulation ou escroquerie, les internautes non avertis sont la cible de nuisances plus ou moins graves.

Qu’est ce que l’usurpation d’identité numérique ?

Joueurs de World of Warcraft excédés par le vol de leur personnage, personnalités discréditées par leur faux profil sur Facebook, participation à des forums sous l’identité de quelqu’un d’autre, piratage de boîtes mails, ou manœuvres pour tenter de détourner de l’argent, l’usurpation d’identité numérique est un phénomène en expansion, souvent très nuisible, aux motivations multiples, et facilité par le développement de la communication en ligne. La pratique la plus courante actuellement, communément appelée phishing (ou hameçonnage), consiste à se faire passer pour une personne ou un organisme de confiance (banque, administration…) afin de récupérer des données sensibles ou confidentielles : identité bancaire, date de naissance, numéro de Sécurité sociale, mots de passe, etc.

Le cadre juridique

Face à cette nouvelle menace de cybercriminalité, un cadre juridique a été instauré en mars 2011, au sein de la loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure, dite loi LOPPSI, qui dispose que « le fait d’usurper l’identité d’un tiers ou de faire usage d’une ou plusieurs données de toute nature permettant de l’identifier, en vue de troubler sa tranquillité ou celle d’autrui, ou de porter atteinte à son honneur ou à sa considération, est puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 € d’amende. Cette infraction est punie des mêmes peines lorsqu’elle est commise sur un réseau de communication au public en ligne ». Avant cette loi, les conséquences de l’usurpation d’identité numérique pouvaient être punies par la loi (escroquerie, diffamation…), mais pas l’usurpation en elle-même. Elle est aujourd’hui considérée comme un délit.

Comment se protéger ?

La première chose à faire est de vérifier sa réputation, simplement en “googlant” son propre nom, afin de voir ce qu’il en ressort dans le moteur de recherche. Cela vous aidera en même temps à gérer votre réputation sur Internet, dans un contexte où de plus en plus d’employeurs utilisent cette technique pour se renseigner sur leurs candidats à l’embauche. Ainsi, vous pourrez facilement voir si quelqu’un d’autre se fait passer pour vous sur les réseaux sociaux. Ensuite, avant toute connexion, il est indispensable de protéger son ordinateur des virus et logiciels espions qui pourraient avoir accès aux données stockées sur votre ordinateur personnel. Ici, pas de secret, un bon antivirus peut faire l’affaire. Ça se complique un peu pour le phishing. Généralement, les hackers utilisent de fausses adresses mails ou des noms de domaines dont l’orthographe est proche de celui ou celle dont ils souhaitent usurper l’identité (impots.gouv.fr peut devenir impotss.gouvv.fr, par exemple) Il faut donc faire preuve de vigilance et ne pas cliquer sur n’importe quel lien. Enfin, si vous soupçonnez une escroquerie, n’hésitez pas à en faire part à votre opérateur de messagerie électronique (Hotmail, Gmail, Facebook, administrateurs de plateformes de jeux…), ou à la personne visée par le hameçonnage. Mieux vaut prévenir que guérir !

© Marion Sevenier – Uni-éditions – décembre 2011

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