CA Mozaïc - Les jeunes et le Crédit Agricole

Suivez-nous:

  • facebook
  • twitter
  • dailymotion

Soins et remboursements

Les règles de calcul

Une consultation chez le médecin, de nouvelles lentilles, un plombage, une prescription du dermatologue… Qu’est-ce qui est remboursé par la sécurité sociale et à quelle hauteur ? Un rapide aperçu des règles du jeu, pas si compliquées qu’elles en ont l’air.

Quel médecin, quel remboursement ?

Le principe de base est simple : la sécurité sociale rembourse 70 % d’une consultation chez un généraliste, un spécialiste ou un dentiste. Il faut savoir cependant qu’elle se base toujours sur le tarif dit « conventionnel ». Celui-ci est par exemple de 22 € chez le médecin traitant. Donc, si votre généraliste pratique des honoraires libres et facture 30 € la consultation, la sécurité sociale ne remboursera pas 70 % de 30 €, mais 70 % de 22 €, c’est-à-dire 14,40 €. Quant à une mutuelle (qui n’est pas obligatoire), elle compense tout ou une partie de ce que la sécurité sociale ne rembourse pas.

Médicaments, analyses et lunettes

Pour qu’un médicament soit remboursé, il faut qu’il soit prescrit par un médecin et qu’il figure sur la liste des produits « remboursables ». Dans ce cas, il possède une vignette. La vignette blanche barrée correspond aux médicaments remboursés à 100 %, la vignette blanche à un remboursement à 65 % et la vignette bleue à 35 %. Les vignettes orange ne sont plus remboursées par la sécurité sociale depuis le 1er janvier 2008.

Les analyses de laboratoire sont prises en charge entre 60 % et 100 % (pour le dépistage VIH par exemple). Si vous portez des lunettes ou utilisez des lentilles, le remboursement dépend du type de correction. Quoi qu’il en soit, si vous avez plus de 18 ans, le montant est rarement élevé. Une monture est, par exemple, dédommagées à 65 %, mais sur la base d’un tarif forfaitaire de 2,84 €. Dans ce domaine comme dans celui des traitements dentaires, avoir une mutuelle s’avère forcément intéressant.

Assuré social ou ayant droit ?

Jusqu’à 16 ans, vous dépendez de la sécurité sociale de vos parents. Vous gardez ce statut d’ayant droit jusqu’à 20 ans tant que vous étudiez et que vous vivez sous leur toit. Entre 20 et 28 ans, tant que vous poursuivez les études, vous devez être affilié au régime étudiant. Vous avez alors votre propre numéro de sécurité sociale et payez une cotisation annuelle. Si vous n’étudiez pas après 20 ans, vous gardez le statut d’ayant droit si vous vivez chez vos parents. Dans le cas contraire, vos droits peuvent être maintenus pendant 4 ans. En tant qu’apprenti ou salarié, vous devenez automatiquement assuré social « à part entière ».

Médecin traitant : un bon plan

À partir de 16 ans, il faut choisir son « médecin traitant » et le déclarer à l’assurance-maladie (jusqu’à 18 ans, l’un des parents doit aussi signer la déclaration). En allant consulter ce médecin ou en lui demandant de vous orienter vers un éventuel spécialiste, vous êtes sûr d’être remboursé « au maximum ». Si vous ne passez pas par votre médecin traitant déclaré, mais à côté de ce que l’on appelle le « parcours de soins », vous dépenserez plus.

En savoir plus sur le web :
- http://www.ameli.fr, rubrique « soins et remboursements » : Le site de l’assurance-maladie. En détail tout ce qu’il faut savoir sur tous les remboursements (dans tous les domaines et tous les cas de figure, avec des exemples clairs), sur la carte vitale, le médecin traitant, etc.
- http://www.droitsdesjeunes.gouv.fr, rubrique « santé » : Ce site, plus particulièrement destiné aux jeunes, aborde aussi tous les rouages de la protection sociale selon votre situation.
- http://www.cnous.fr, rubrique « vie étudiante », « social », puis « santé des étudiants » : Tout ce qu’il faut savoir sur les mutuelles des étudiants et le système de protection sociale pendant les études.

© Uni Editions - décembre 2009

Imprimer